Créer des histoires à Halloween

créer des histoiresComment créer des histoires ?

Vous souhaitez développer le langage oral, l’écriture chez vos élèves mais vous n’êtes pas forcément toujours inspiré-e.

Vos élèves sont inspirés.

C’est ça le secret 🙂 Il suffit juste de leur donner un outil pour démarrer et leur imagination se débride.

Des cartes

Donnez-leur des cartes du tarot-conte ou des images et photos découpées dans des magazines. Les illustrations sont toujours un support très apprécié et aidant pour parler, écrire. Certains disaient à une époque “le choc des photos” 🙂

L’enfant, l’élève ne se retrouve pas seul devant une page blanche ou devant un groupe à qui il doit raconter.

Avec une image, on peut dire, écrire un premier mot qui décrit ce qu’on voit : une sorcière, une baguette magique, un masque.

A partir de ce premier mot, on peut poser des questions. Cela peut se faire en groupe ou individuellement.

Prenons l’exemple du masque :

  • Qui est derrière le masque ?
  • Quels sont les autres masques en arrière-plan ?
  • Que représente ce masque ?
  • Pourquoi est-ce qu’on met un masque ?

Cela permet d’imaginer plein d’histoires.

Si l’activité est menée en groupe, les cartes permettent une écoute active : chacun participe, a voix au chapitre. La carte est une médiation.

Déroulement possible

Avec le tarot-conte (ou d’autres cartes que vous fabriquez)

Première phase en grand groupe, à l’oral

  1. Choisir une carte en fonction du thème sur lequel on veut travailler. (reprenons la carte du masque qui se prête bien à la saison d’halloween)
  2. Décrire la carte
  3. Poser des questions à partir de la carte (des histoires commencent à germer dans chaque tête).

Deuxième phase en petits groupes de 2 ou 3 ou individuellement, à l’oral

  1. La carte du masque est posée sur la table
  2. Un premier joueur tire au hasard (ou choisit dans le jeu) une autre carte (exemple le roi). Il commence l’histoire : Il était une fois un masque noir avec un grand bec qui était la propriété d’un roi. Celui-ci revêtait son masque à la tombée de la nuit.
  3. Le deuxième joueur tire au hasard (ou choisit dans le jeu) une autre carte (exemple : la forêt enchantée) et il continue l’histoire : ainsi vêtu, il se dirigeait chaque nuit vers la forêt enchantée. C’était un lieu que personne ne fréquentait. De nombreuses légendes couraient à son sujet ….
  4. Ainsi de suite avec tous les joueurs. Si les groupes sont formés de 3 personnes, on peut décider au départ que chaque joueur du groupe tirera 2 cartes et que le dernier à parler finira l’histoire.

Phase de mise en commun

Chaque groupe va raconter à l’ensemble de la classe son histoire à l’oral. Des questions seront posées sur cette histoire. Chacun pourra donner son avis, des suggestions en respectant la règle “je ne me moque pas”.

Trace écrite

Cette séance peut donner lieu à un prolongement écrit, individuellement ou en petits groupes.

Chacun pourra écrire son histoire : celle qu’il a faite oralement avec son groupe ou une autre qu’il invente à partir de toutes les idées entendues lors de la mise en commun.

Les histoires écrites peuvent donner lieu à une lecture devant le groupe.

Elles peuvent être illustrées et rassemblées dans un cahier ou un album.

Du travail individuel de chacun nait une oeuvre collective qui pourra passer dans les familles le soir. Les enfants, qu’ils aient 4 ans ou qu’ils soient ados, sont toujours très fiers de montrer leur travail.

Cette technique fonctionne avec des enfants (pour les enfants de maternelle, leur faire faire d’abord le dessin puis ils dictent l’histoire à l’adulte), des adolescents et des adultes.

A vous de jouer !

Et de partager si vous pensez que cela peut aider un -e collègue 🙂

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